Bonjour tout le monde!
Comme je vous l'ai dit hier, notre but de la journée était de faire un tour au MOMA, le musée d'art moderne de New York. Néanmoins (et tous ceux qui ont mis la main devant leur nez en lisant ce mot devraient se poser des questions sur la qualité de leur sens de l'humour, surtout s'ils sont tous seuls devant leur ordi) (ah, on me dit à l'oreillette qu'il n'y a que moi...), néanmoins donc il n'est gratuit qu'à partir de 17h, ce qui nous laisse amplement le temps de voir un peu autre chose. Suivant les fameuses green arrows du guide vert, nous déambulons donc entre Union Square et Madison Square Park, un quartier que j'aime beaucoup. Et je recommande aussi le guide vert, pour New York : je l'ai acheté sur les conseils de Harry, et pour la découverte de l'ambiance et de l'architecture des quartiers, il est vraiment bien. Vous n'êtes par contre pas obligé de faire comme moi, et d'en prendre un d'occas, édition 2000... Je reconnais que parfois il datait un peu. Mais bon, pour l'historique du Flatiron Building, on s'y retrouvait encore, c'est l'essentiel!
Comme vous avez sans doute remarqué sur les photos, il fait un peu moins beau qu'au début de notre séjour, le temps est pas mal couvert. Mais deux avantages à ça : le premier, c'est qu'il fait beaucoup moins froid, et le second, c'est que pour camoufler ça c'est l'occasion pour moi de tester le noir et blanc. La photo ici est prise depuis la terrasse d'un bistrot en plein milieu d'un carrefour, sur Madison square. C'était assez sympa, il n'y a pas beaucoup de terrasses dans ce genre là, en pleine rue. Normalement les bars se contentent de mettre juste deux trois tables le long de leur devanture, ça fait très petit; il n'y a pas de grands espaces terrasses comme à Paris, genre sur la place de la Sorbonne, ou au Troca, ou à plein d'autres endroits que je ne connais pas! Ici, c'est donc beaucoup plus rare, et je trouvais que ça avait un petit air connu, d'où la photo! Bon, vous peut-être pas, mais ça commence à faire un peu longtemps que je ne suis pas allé prendre un demi à la terrasse du café du coin, c'est pour ça. (et j'espère que ça peut aussi me servir d'excuse pour le fait d'être en train de brailler Nuit de Folie en ce moment, première chanson en français qui passe sur mon ordi depuis un moment...)
Nous voici maintenant dans le bus en route pour le MOMA. Le réseau de transport n'a maintenant plus trop de secret, on se trompe moins d'une demie douzaine de fois par jour! Une petite photo des trois collocs, en profitant d'un petit rayon de soleil pour ressortir les lunettes. Et de toute façon, même sans soleil, Quentin est tellement fier de celles qu'il a acheté ici... Sur le chemin, je ne sais plus pour quelle raison nous sommes descendu du bus, mais toujours est-il que nous nous sommes retrouvés chez un tailleur italien rigolo, qui essayait de nous vendre ses chemises pour la modique somme de 150$ pièce. Oh, comme c'est dommage, la longueur des manches ne correspond pas très bien... Pendant ce temps, Quentin a réussi à se jeter dans une boulangerie (ou équivalent) pour acheter un truc à manger. Ça ne doit pas être facile d'avoir faim tout le temps, comme ça!
Enfin nous voici dans le MOMA, tant vanté par tous les amateurs d'art moderne et contemporain du monde. Bon plan, comme j'ai déjà dû vous le dire, il est gratuit le vendredi soir. Par contre, le revers de la médaille, c'est qu'il y a un monde fou... Ça ne nous empêche pas d'en faire un bon tour, et de regretter le manque d'explications des oeuvres. Bon, et puis je suis bien obligé d'avouer que j'ai un peu de mal à accrocher. Là, c'est un tableau d'Andy Warhol, qui me rappelle quelque chose vu qu'il a fait une autre composition de cette photo qui est exposée au MOMA de San Francisco. Malgré tout, il y a quand même un certain nombre d'oeuvres qui me laissent de marbre, voire avec une petite impression que l'auteur a pu avoir envie de se moquer un peu de son public. Ce qui me rassure, c'est que vu la tête d'une partie du public, je ne suis pas le seul dans ce cas! Ceci dit, si quelqu'un a par exemple vu le côté artistique des tableaux de Mondrian, je suis assez preneur d'une explication.

Ceci dit, il y a quand même des concepts marrants (on s'amuse comme on peut!), comme de mettre un miroir dans un tableau : faites partie de l'oeuvre d'art! Donc comme tous les touristes, j'avoue, j'ai pris la photo aussi... Si ça c'est pas de l'ouverture d'esprit! Bon, je suis quand même d'ailleurs, face à ce type d'art je fais très plébéien, mais je demande qu'à comprendre! J'aurais dû prendre un cours d'histoire de l'art...
Comme le musée est grand, on s'y perd un peu, ce qui fait que nous n'en sortons pas tous au même moment. Le point de rendez-vous est fixé un peu plus loin (au Macdo sur Broadway et la 50ème, ok on aurait pu faire plus classe...), ce qui nous laisse l'occasion de déambuler un peu dans New York by night. Je suis assez fan du Rockfeller Center, c'est un quartier qui a énormément d'allure, de nuit, je trouve. Juste avant d'arriver au Mac Do, avec Aurélie on passe devant l'entrée du théatre qui joue Mamma Mia, là où j'avais passé un peu plus d'une heure pour rien l'avant-veille. Il est 19h58, je sais que la représentation est à 20h... On ne sait jamais, ils ont peut-être des places miracle, ce soir?
"bonsoir monsieur, vous avez des places pas cher pour tout de suite?"
Sachant que les réservations se font assez longtemps à l'avance et que le concept de places pas cher est assez incongru ici, le type aurait pu me rire au nez... Mais non, il ne relève même pas l'ironie de la question, et répond sur un ton bonhomme, en souriant : mais bien sûr, deux places à 20$, par contre décidez vous tout de suite, dans 2 min je ferme les ventes. Oups, c'était pas prévu, on a rendez-vous avec les autres, c'est là qu'il va falloir faire preuve de réactivité...
En fait, un coup de fil de 25 secondes plus tard, ayant compris que ça ne les intéressait pas, nous prenons deux tickets pour ce show absolument génial!
Vous me direz, à ce prix là, il y a forcément un truc. Effectivement, nous sommes debouts au fond de la salle, mais pas trop loin vu que la salle n'est pas si grande que ça, et surtout plein axe, ce qui nous change de Chicago : on n'est pas mal placés du tout! Et puis pour la station debout... Je pense que le type de l'entretien se demande encore comment l'énorme corbeille à papier avec un couvercle si confortable a pu bouger toute seule sur 10m...
Aurélie était déjà fan de Mamma mia, donc on pourrait douter de l'objectivité de son jugement, mais je confirme : c'était vraiment génial! Déjà la musique d'Abba est suffisament entrainante pour rendre le truc cool, et ensuite les acteurs/chanteurs étaient vraiment bons et super drôles, on était à fond dedans. Et pas les seuls : pour le final, tout le public de la salle était debout et dansait, ça vous donne une petite idée de l'ambiance! Bref, un plan à l'arrache, mais vraiment top!
Et la soirée ne s'est pas arrêtée là : nous avons fini par réussir à retrouver les autres, juste à temps pour aller dans un bar jazz voir un petit concert. Là aussi, les musiciens étaient très bons et marrants, sans parler des cocktails qui valaient le détour! Photos interdites par contre, donc une autre petite photo prise dans les alentours du Rockfeller Center... Je suis un peu deg d'avoir raté la statue d'Atlas si célèbre, juste à côté de cette église, mais ça sera une occasion d'y retourner!
Et pour vous monter à quel point on est ouvert d'esprit en ce qui concerne l'art moderne... Le lendemain, on réessaiera le Guggenheim! Par contre, on sent quand même que le séjour tire à sa fin, le programme des jours à venir s'annonce assez relax... A demain!
vendredi 3 avril 2009
Madison Square
jeudi 2 avril 2009
Broadway
Bonjour tout le monde!
Comme prévu, dès 9h du matin, nous revoici à faire le pied de grue sur les trottoirs de Broadway! Ce coup ci cependant, deux grosses différences par rapport à la veille : je ne suis plus tout seul, tout le monde est venu prendre sa place, et nous ne sommes pas non plus les seuls : il y a d'autres gens qui attendent avec nous. C'est plutôt bon signe, ça veut dire qu'on a peut-être une chance qu'il y ait effectivement quelque chose à l'arrivée... C'était pas le cas la veille, ça aurait peut-être dû m'inciter à me poser des questions, d'ailleurs!
Notre choix pour le spectacle de ce soir : Chicago, une des comédies musicales les plus connues jouées en ce moment. Comme ça se combine avec des places à 30$, on se dit que c'est plutôt un bon plan... Bien sûr il faut un peu faire la queue, mais bon, en papotant... Le café bien chaud dans le frimas du petit matin passe toujours bien! Et puis, en voyant tous les gens qui sont derrières et qui arrivent trop tard, on se dit que ça pourrait être pire : faire la queue pour payer plein pot.
Une fois nos places achetées, nous nous dirigeons vers Upper East Side pour se balader un peu et déjeuner. Sur le chemin, BCBGGGGGGGGG! New York, New York... C'est pas Paris, mais c'est pas mal fashion quand même, on ne peut pas passer à côté! Donc on s'arrête, et pendant que d'aucunes essayent des robes, on fait des commentaires. Pas de bol, il n'y avait que des trucs de filles, du coup c'est vrai ça n'était pas très équitable, mais on a été sympa, que des commentaires constructifs. Vous nous connaissez...
Et puis bon, Olivier et Quentin se sont rattrapés : les coiffeurs New Yorkais s'en sont donnés à coeur joie! J'avoue, j'ai préféré attendre un peu... De toute façon, ça n'est pas non plus comme si j'en avais besoin, n'est-ce pas? Mais en même temps, regardez comme ils ont l'air contents... Je suis bien content d'avoir suivi pour prendre des photos, j'aurais raté quelque chose! Entre l'allure de jeune premier de Quentin, l'air épanoui d'Olivier et la mine réjouie du coiffeur, le tableau valait le coup!

C'est donc réjouis, comme le coiffeur, que nous redescendons de la boutique du coiffeur (14 coiffeurs, attention ça ne rigole pas! Bon, ils ne se sont pas tous jetés sur Olivier et Quentin, heureusement... ) et que nous mettons le cap sur le déjeuner. Le routard recommandant le JG Melon pour ses burgers, on ne peut pas trop résister... Effectivement, pas mauvais, et l'ambiance du resto est sympa! Par contre on n'est pas les seuls à connaitre l'adresse, c'est blindé... Mais les centaines d'images de tranches de pastèque un peu partout sont irremplaçables.
Ensuite nous avons fait notre première tentative pour visiter le Guggenheim. Ça nous a donné l'occasion de monter un peu vers le Nord, ne faisons pas les snobs à rester en permanence au Sud de Central Park! (bon, ok, Olivier et Quentin, c'est pas pour vous, vu que vous remontez tous les soirs jusqu'à la 111ème...) Bon par contre, tentative un peu ratée, le Guggenheim est fermé le jeudi... Mais pas la boutique, les américains ont le sens des affaires! On y fait un tour, au cas où, mais c'est quand même un peu frustrant... Ceci dit, déjà, vu de l'extérieur, l'architecture est intéressante, et son architecture est quand même une grande partie de l'intérêt de ce musée. Oubliez les commentaires d'Olivier qui compare ça à un beau parking à étage...
Mais ça ne fait rien, on est super réactifs! Comme le réservoir de Central Park est juste à côté, on y fait un tour, et puis dans la brume comme ça, c'est teeeeeellement romantique... Bon par contre ça caille, donc on ne s'éternise pas, mais en fait même dans un temps comme ça c'est sympa de se balader dans cet immense parc. Et puis il y a quand même le magnifique petit château, au milieu, très disneyland! Comme vous pouvez le voir en tout cas, c'est pas vraiment la grisaille qui va affecter notre moral. Ceci dit, à force de crapahuter partout, ça tire un peu sur les pattes, d'où les étirements en arrière plan!
Enfin, le soir, Chicago! Aller voir une comédie musicale sur Broadway, c'est quand même pas mal la classe. Bon après, je ne suis pas sûr que ça ait plu à tout le monde, c'est vrai qu'il y avait parfois des trucs un peu bizarre, et puis on ne peut pas exactement dire qu'on était bien placés... En fait, c'est vrai qu'avec les places pas chères, il y avait forcément un piège. Le piège, c'est pas compliqué, regardez l'angle de vue sur la photo : pour voir la profondeur de la scène, c'était pas super évident... En même temps, me dire que mon voisin de droite avait exactement le même angle mais avait payé trois fois plus cher, c'est quand même déjà une consolation! Et puis en se penchant un peu, on finit par voir quelque chose.
Et après, ça reste de toute façon assez marrant : entre les danses et la musique, on ne s'ennuie pas trop. L'histoire est marrante, en plus, mais par contre pour la compréhension, je recommande quand même de voir le film. Avec Catherine Zeta-Jones, en plus, ça ne se refuse pas! Bon, je l'avais pas vu, dommage pour moi...
Et pour fêter ça, après coup, quoi de mieux qu'un petit cocktail dans le bar tournant de l'hotel Marriott! Il est possible que ça rappelle quelque chose aux filles de l'auditoire : oui, c'est bien dans ce bar là que le beau docteur emmène la belle actrice prendre un verre pour se faire pardonner après avoir failli la renverser, dans le bouquin Sauve-Moi de Musso... Autant vous dire qu'on a eu l'impression de vivre un morceau d'histoire ébouriffant. Non, mais c'est vrai que c'est assez marrant, on a une super vue sur tout NY, et le brouillard de la journée jetait un petit voile mystérieux sur le sommet des plus grands gratte-ciel, ça rend pas mal!
Pour le lendemain, ça n'est pas parce qu'on a raté le Guggenheim qu'on va se décourager : on se réserve le MOMA!
mercredi 1 avril 2009
Regard exterieur sur Manhattan
Bonjour tout le monde!
Une fois n'est pas coutume, je me suis levé tôt! Suivant les conseils des gens des guichets des comédies musicales, à 9h moins le quart j'étais devant le théatre où est joué Mamma Mia. Une heure et quart avant l'ouverture, si ça c'est pas du sacrifice! Bon, ben en fait ça sert à rien, je préfère vous le dire tout de suite... En fait le deuxième touriste est arrivé à 10h moins 5... Autant vous dire que pendant une heure et quart je me suis senti un peu seul. Et le moment le pire, c'est quand le guichetier me dit d'un air innocent qu'en fait les infos d'hier datent un peu, et qu'il n'y aura certainement pas d'autres places étudiantes avant la semaine suivante. Super, je me suis donc levé à 7h30 pour rien...
Mais en fait non, pas vraiment pour rien. Oui, je positive pas mal! En fait, de 8h45 à 10h, j'ai eu tout le loisir d'être spectateur de la vie New Yorkaise du matin, et c'est vraiment interessant. Imaginez une seconde, un type random posé dans le rayon de soleil du matin, avec un café à la main qui fume dans ledit rayon de soleil, tel le cow boy Marlboro qui a encore un peu de neige sur son chapeau et qui prend son café après une dure nuit de boulot dans la verte : la grosse classe. Ben moi pareil, sauf que je ne suis pas dans la verte, mais en plein Broadway, à l'heure de pointe du matin. Et ben c'est vraiment cool, en fait! D'abord, c'est bien connu : "qu'il est bon de ne rien faire quand tout s'agite autour de soi." Et ensuite, dans tous les guides, tous les livres, tous les récits de tout le monde, on trouve : New York est une ville trépidante, il y a une telle pression, tout le monde est pressé, c'est épuisant et passionnant en même temps!
En fait, si on regarde juste vite fait comme ça, on ne voit rien, et on a l'impression que c'est juste une figure de style. Mais en fait, en se posant un peu et en observant, cette agitation est vraiment palpable, c'est impressionnant! Je recommande donc la pause café de 9h en pleine rue, c'est très instructif. Et j'étais plutôt content de n'avoir rien d'autre à faire que de guetter l'ouverture du guichet!
Comme il s'est avéré que ce plan n'était pas vraiment fructueux, je n'ai pas insisté, et j'ai mis le cap sur notre premier rendez-vous du matin. On a décidé de suivre le plan des radins du guide du routard, et c'est ce qu'on a fait : direction Staten island! Cette île a l'avantage d'être desservie par un ferry gratuit, c'est pour ça que pour le routard c'est un si bon plan. Et je pense que c'est aussi pour ça qu'il y a tant de français à bord... C'est pas qu'il n'y a que ça, mais vu le nombre de gens qui prennent le ferry dans un sens, et à peine débarqués font la queue pour le prendre dans l'autre, on sent un peu que la moitié des gens ici ont lu le routard au moins une fois avant de venir.
Ceci dit le plan est pas mal : si on se place du côté droit du bateau, comme conseillé, on passe tout près de la statue de la Liberté, ce qui permet déjà de prendre des photos correctes. Après tout, je suppose que quand on est dedans, on la voit moins bien, ça nous console de ne pas y être allé... Et puis au retour, comme Staten est un peu loin, on voit apparaitre Manhattan et la fameuse statue d'assez loin : c'est assez facile de se prendre pour un immigrant irlandais fuyant la crise de la patate, et allant chercher l'or au nouveau monde pour nourrir ses 12 enfants!
Le routard fait quand même mention de quelques désillusions qu'ont pu vivre ces immigrants, comme cette citation de l'un d'eux, que reprennent les guides audio d'Ellis Island, musée de l'Immigration : "en arrivant, je croyais que les rues étaient pavées d'or. En posant les pieds sur le sol des Etats-Unis d'Amérique, je me suis rendu compte que les rues n'étaient pas pavées du tout, et qu'en fait c'était à moi de le faire..." Bon pour nous c'est pas si pire, on arrive un peu tard, tout est déjà goudronné, mais ça nous a quand même donné une petite idée de ce que vivait les gens de qui nous suivions les traces.
Ce point de vue sur la ville, depuis l'exterieur, est suffisament célèbre pour que nous ayions à peu près tous une impression de déjà-vu (toujours ne pas oublier de prononcer ça dééééééjàààààà-vouuuuuuuuu) : les photos prises depuis le large de l'île de Manhattan sont assez connues. Ça nous a quand même donné l'envie de continuer de voir ce que donnaient les vues de Manhattan vu de l'extérieur. Du coup, départ pour le pont de Brooklyn : de toute façon il est suffisament célèbre pour ne pas qu'on le rate. La preuve, on a déjà pris plein de photos débiles dessus, cet été...
Ne vous inquiétez pas, ça n'est pas pour ça qu'on n'a pas recommencé! La preuve, les voilà, les photos, toujours aussi tourist-type! On ne se refait pas... Bon pas que, pas que : comme il n'y a pas de raison que ça soit toujours moi qui prenne les photos, Aurélie aussi s'est dit qu'elle pourrait jouer à l'artiste, pas de raison que ça soit toujours les mêmes qui s'amusent. Je vous laisse juger par vous même, la photo qui fait moins touriste est assez sympa, à côté du prochain paragraphe.
Par contre, on a fait ce que ne font pas beaucoup de touristes : continuer le long de la passerelle jusqu'à Brooklyn. A pied c'est assez long, surtout que pour retrouver la première station de métro du côté de Brooklyn il faut quand même s'accrocher, elle est encore plus loin. Elles sont planquées, en plus, c'est l'horreur... Bref, on a quand même fini par réussir à en trouver une, et à prendre le métro jusqu'à la partie Nord de Brooklyn. Ce quartier est en fait le nouveau quartier branché de NYC, dixit le routard toujours, et en fait il est assez possible qu'ils aient raison : il y a vraiment plein de rues, de bars, de restos sympas, dans le coin!
On y est arrivé assez tôt pour déjeuner dans une excellente pizzeria, Fornino. En plus, le quartier dans lequel elle est située est très sympa, on a pu le voir le soir : les rues s'animent pas mal au moment où les gens sortent du boulot, le quartier est jeune, tous les bars ont leur petite particularité et pourraient devenir mon bar favori en bas de chez moi : c'est vraiment un quartier qui a l'air cool.
En attendant d'en faire un tour un peu plus approfondi, nous nous sommes posés dans un tout petit parc coincé entre des usines et des rangées de barbelés. On pourrait croire, comme ça, que c'est moche, mais en fait la vue qu'on avait sur Manhattan, le soleil et le fait d'être au bord de l'eau, faisaient que c'était vraiment sympa... Pas de bol pour les touristes qui buvaient une bière derrière nous, ils se sont fait arrêter par un flic en triporteur (vraiment ridicule, soit dit en passant, ça fait un peu le même bruit qu'une Aprillia équipée d'un pot ninja dans les rues d'Issoire), il ne faut pas croire que parce qu'un endroit aux States est cool, les flics le sont!
Bref, nous ça allait, de toute façon vous pensez bien que ça n'est pas notre genre de boire, on a donc pu profiter tranquillement de la vue.
Finalement, pour compléter tous ces nouveaux points de vue sur la ville dans laquelle nous passions nos vacances, nous avons décider d'aller plus loin. Le coucher de soleil sur le pont de Brooklyn, c'est bien ; le coucher de soleil avec vue sur le coucher de soleil sur le pont de Brooklyn, c'est encore mieux! Et pour ça, en fait, rien de mieux que d'aller sur le Manhattan bridge. Nous y avons même passé suffisament de temps pour avoir droit à des petits changements de lumière, (cf aussi la première photo de l'article) mais de toute façon le ciel était tellement cool qu'il n'y avait pas de grands efforts à faire pour prendre de belles photos... Comme quoi, finalement, la chance aide pas mal! (mais ça, c'est vrai pour tout, il me semble que je me suis déjà dit ça à d'autres occas...)
Le soir, vu l'heure à laquelle je m'étais levé le matin, autant vous dire que je n'ai pas trop traîné pour me jeter au lit... Surtout qu'il s'agira sans doute de remettre ça le lendemain pour essayer d'avoir des places pour un autre spectacle! Au programme du lendemain, donc : Broadway, et sa comédie musicale "Chicago"!