vendredi 27 mars 2009

New York!

Bonjour tout le monde!


Nous voici à New York! (ok, les articles arrivent un peu à la bourre, je n'ai pas eu le temps de les écrire sur le moment, mais je vais essayer de retracer la chronologie des vacances, et de diviser tout ça en paquets pas trop longs, pour ceux qui ont encore le courage de lire les écritures... Pour les autres ça ne change rien, regarder les images est toujours un passe-temps sympa, passe-temps que tout le monde peut améliorer en me disant ce qu'il aime ou n'aime pas dans mes photos, pour que j'en mette (que j'en prenne...) des mieux!)
La fin du quarter a été assez rude, il était temps que ça se termine, et grand temps de prendre des vacances. Du coup, direction New York City! Olivier et Quentin, mes fidèles collocs, sont du voyages. (Harry est à Cancoon pour vivre la full undergrad experience, Vincent est resté bosser...) Sur place, je retrouve Matcab qui a la bonté de m'héberger, ainsi qu'Aurélie, en vacances aussi aux US. Pour des raisons de taille de logement, Olivier et Quentin, eux, squattent chez un autre X qui bosse dans le financial district et qui revient juste de Californie, où il a passé quelques jours à l'appart : si ça c'est pas un échange de bon procédés... (il parait que la Mustang a fait trois aller-retour sous le Golden Gate en trois jours...) Bon en revanche, du coup, entre la 11ème où nous sommes et la 111ème où ils sont, l'organisation du matin n'a pas toujours été très simple!

Le premier soir de toute façon, le problème ne se pose pas : on a encore nos bagages sur le dos que Matcab nous emmène voir un concert très couleur locale. J'ai toujours un peu de mal encore à savoir comment il en est venu à être intime avec ce David, toujours est-il que ce dernier est un chanteur-compositeur très sympa qui donne une représentation pour ses amis avant de quitter la ville, dans une grosse auberge de jeunesse sur la 103ème et Amsterdam. Le type joue en fait habituellement toute la journée dans Central Park, pendant tout l'été, et ce depuis des années, mais là il remettait le cap sur sa ville natale, et donnait donc ce dernier concert. Ok, il ne joue pas que des chansons de sa composition (habituellement très marrantes, d'ailleurs, mais comme il joue tout ce que les gens lui demande, dans le parc, il a un répertoire assez varié), mais on ne va pas reprocher à un musicien de Central Park de jouer du Simon and Garfunkle...

Après le concert, Matcab nous emmène visiter son bureau, pour nous donner un petit aperçu de New York. Au 56ème étage de l'Empire State Building, forcément... La première photo de l'article vous en donne un avant-goût, ça va, c'est sympa, pour bosser. Avec une vue pareille, si il vous dit que la vie est trop dure parce qu'il doit rester bosser tard le soir, vous avez le droit de ne pas le plaindre!
La redescente fut un peu plus sportive que prévue à cause d'une coupure de courant : pas d'ascenseurs, la bonne blague... C'est donc chargés comme des mulets que nous nous sommes lancés dans les escaliers de secours, c'est parti pour quelques volées de marche! Pourquoi diable n'avons nous pas commencé le séjour par poser les bagages à l'appart, comme tout le monde... Heureusement à partir du 40ème l'électricité refonctionne, on a failli commencer le séjour par un réveil agrémenté de courbatures. Petite photo d'ambiance quand même, pour l'occasion!

Le samedi matin, premier jour sur place, Aurélie, Matcab, Elodie une amie de Mathieu et moi-même partons faire un tour dans Central Park, pour prendre un peu la température de la ville. Et puis il faut bien voir à quoi ressemble ce cadre tant vanté par le chanteur d'hier soir. Fraîche, la température... Ça caille, à New York!! Les premiers jours ont été particulièrement froids, venant de Californie il va falloir s'habituer. De France aussi, d'ailleurs, il paraît qu'il commence faire doux? Par contre le coin est vraiment chouette, ça donne envie de prendre quelques photos. Et je ne me sens même pas trop seul, vu que Mathieu est fan aussi et en profite pour prendre quelques clichés de sa ville aussi!




Pendant que j'essaie de savoir où en sont Olivier et Quentin, ce qui n'est pas facile mais on va mettre ça sur le compte du décallage horaires, une petite référence culturelle vient à nous, ça n'arrive pas tous les jours! Les fameux canards du héros de Salinger viennet barboter à nos pieds, nous rappelant que même si on ne sait pas où ils vont l'hiver quand l'étang est gelé, ils reviennent au dégel : on confirme, ils sont bien là!





S'ensuit une première petite balade dans les rues, du côté de Upper East Side pour commencer le séjour sur une note un peu classe. Nous retrouvons enfin Olivier et Quentin, la jonction n'a pas été facile! (nos mésaventures avec le métro New Yorkais sont d'ailleurs loin d'être finies...) Mais je crois que personne n'a envie de rater le premier goûter dans une "luncheonette" sur Lexington. Matcab s'amuse pas mal de voir les touristes contempler la carte en se demandant ce qui se fait de mieux à New York. Finalement, chocolat chaud / gauffres, on commence léger!














La balade continue vers le sud, le long de Lexington puis de la 5ème avenue. Là, un petit passage obligé à l'Apple Store dont la cage de verre miroite sous les lampadaires s'impose. C'est marrant comme le design de l'entrée fait que les gens vont regarder quelle tête ont les ordinateurs qui sont à l'intérieur! Et vu le design en question, ça n'est pas très étonnant qu'Apple ait pensé à implanter un magasin sous la pyramide du Louvres, il y a comme un petit air de déjà-vu... (déééééééjàààààà vouuuuuuu, ne pas oublier de prononcer à l'américaine!)



Enfin, pour terminer la soirée, quoi de mieux qu'un petit retour aux sources. Au cours de ses pérégrinations, Matcab avait fini par retrouver par hasard le tout premier bar dans lequel nous avions mis les pieds à son arrivée à New York, le Old Town, sur la 18ème. (je vous laisse vous reporter aux articles de cet été pour le récit de son arrivée legendary, en provenance de San Francisco en Mustang, dans ce qui allait désormais être sa ville!) Toujours aussi sympatique, malgré des prix qui prennent un peu la confiance du fait de la proximité de la cinquième avenue! Mais je suppose que ça rappellera quelques souvenirs à Gonzague et Lolo...


Cette première journée nous aura permis d'avoir un aperçu bien positif de ce qu'allait être notre séjour : je sens que mes précédentes impressions, datant de cet été et un peu mitigées par la chaleur étouffante et la quantité invraisemblable de touristes ainsi que les monceaux de poubelles qu'ils génèrent, vont être remplacées par d'autres nettement meilleures! Le programme du lendemain, Greenwich Village, promet aussi...

jeudi 19 mars 2009

La dernière corniche

Bonjour tout le monde!

Ça y est, je crois que la saison de ski tire à sa fin... Nous venons de rentrer du dernier WE avant Springbreak (dans 18h, je suis dans l'avion pour New York!!), et je pense que ça sera le dernier de la saison. Pourtant il continue de neiger! Mais il va falloir passer à autre chose, il ne me reste qu'un seul quarter avant le retour définitif vers la France, et pas mal de choses encore à faire. Un peu trop, même, dont du boulot pour boucler ma recherche, je sens que ça va me demander de faire preuve d'une organisation qui pour le moment me semble très au dessus de mes capacités!

Mais on n'y est pas encore, et s'inquiéter à l'avance c'est s'inquiéter deux fois, n'est-ce pas? Donc pour l'instant, ce dernier WE de ski.

Sur une initiative de notre collègue Berkeleysien Audric, nous avons loué un condo au sud de South Lake Tahoe, la partie la plus près de Kirkwood. Tant qu'à faire, si on peut raccourcir un peu les temps de trajets... Au moment de partir, déjà, petite sensation qui nous dit que c'est sans doute la fin de la saison : mettre les skis sur le toit de la Cheudes, en short/tee-shirt, avec des voisins qui font un barbec au soleil juste à côté, ça fait un drôle d'effet, quand même... En plus, avec le changement d'heure, quand on part il fait vraiment encore jour, ça nous change des trajets exclusivement de nuit.
Le trajet, du coup, on commence à en avoir une certaine habitude, du coup on ne le voit même plus passer. Surtout que cette fois-ci Laetitia est là pour changer un peu les sujets de conversation, merci les tests de psycho magazine!


Je passe sur l'installation dans le condo, qui une fois de plus s'avère être énorme, beaucoup plus grand que ce qu'on pouvait imaginer, avec sauna et jacuzzi (oui, il y avait un sauna en plus, ce coup ci, pas mal!), jacuzzi dans lequel nous passons évidemment les dernières heures de la soirée. Pas trop longtemps quand même, le lendemain lever tôt!
Le samedi, le temps est magnifique. Pas de bol, c'est le jour qu'a choisit Quentin pour rester au chalet travailler... Ben oui, c'est la fin du quarter, on ne fait pas toujours ce qu'on veut, il faut boucler des projets.
La neige est pas mal, il en est tombé tellement que tout le visage de la montagne a été remodelé. On ne voit plus les cailloux, ceux qu'on peut encore voir sont en fait des restes de falaises, les barres rocheuses ont été recouvertes, bref, on a la petite impression qu'il a pas mal neigé, pendant toutes les semaines où on a pas pu venir!
Du coup forcément on en profite, les champs de bosses sont nickels, et toute cette neige nous permet de passer à plein d'endroits qui nous étaient interdit d'accès avant.





Par exemple, ce petit couloir : en fait, il s'avère être beaucoup plus long que ce dont il a l'air depuis en haut! Bon, ok, ça se sentait un peu venir, la preuve Olivier a fait le tour pour prendre des photos d'en bas. Mais honnêtement, ça a failli passer! Sur la photo, là, j'ai l'air à l'aise, et tout ! Bon, ok, je crois que la suivant montre que ça a été un petit peu plus rude sur la fin... Mais en même temps, c'était pas évident, et c'était intéressant, non, de savoir si j'allais y arriver?









Pendant ce temps, La Cerbe et Laetitia profitent aussi du paysage. Enfin cette dernière pas trop, en fait, le samedi, des problèmes de materiel font qu'elle devra se poser en bas des pistes peu avant le déjeuner pour le reste de la journée. La cerbe, lui, par contre, il est toujours à fond! Je le soupçonne maintenant même de faire exprès, juste quand il voit que quelqu'un prend des photos...




Et quand je vous parlais de l'exploration du domaine, jusque dans ses plus lointaines limites, je n'exagérais pas! On est allé voir ce que donnait la corniche qui longe le domaine derrière le Wall. Au final, la neige dans la descente était pas mal, mais je pense qu'elle ne valait pas le passage "un peu" caillouteux du haut... Il y avait pas mal de zef, en même temps, c'est pas très étonnant que ce coin soit tout pelé! Bref, parmi tous les plans qu'on a fait, celui là n'était pas forcément le meilleur...




Le soir, retour au chalet bien crevé, mais la journée n'est pas tout à fait fini pour moi. Et oui, je vous ai dit que parfois il fallait bosser, c'est ce qui m'est arrivé ce soir là.. Une fois n'est pas coutûme, donc je le mentionne, des fois que certains aient l'impression que je sois en vacances! Ça n'est pas du tout le cas, je peux confirmer que faire des maths pendant que tout le monde barbotte dans le jacuzzi, c'est pas spécialement drôle. Enfin, ça ne vaut quand même pas les mésaventures d'Eloise, qui a reçu un coup de fil de son advisor sur le télésiège, lui disant qu'elle devrait être en train de bosser, et qu'elle aurait dû annuler son WE. Du coup elle aussi elle s'est retrouvée à bosser sur son ordi toute la soirée, et je vais arrêter de me plaindre, parce que... C'était pas le soir de mes 25 ans, pour moi.

La soirée est donc passée assez vite, et le lendemain, après un check out rapide, retour sur la neige. Ce coup ci Quentin est de la partie, Olivier en profite pour lui prodiguer des petites leçons particulières. Qui portent leurs fruits, d'ailleurs, l'élève fait vachement de progrès! (mais non, Quentin, c'est pas toi, le fruit...) Laetitia est aussi de retour, avec ce coup ci du bon matos, et le petit style qui va avec. Comme quoi, des chaussures adaptées, ça joue... Nous continuons donc de toiser les pistes, comme Olivier et Damien sur la photo du dessous : même pas peur! Et la photo d'après le prouve, je n'ai pas trop l'impression qu'Olivier se soit laissé impressionné par la pente...




Par contre, pour moi, l'aventure s'est terminée un peu trop tôt, à peu près au moment du déjeuner... En fait, si un jour la question vous vient : est-ce que si je saute cette corniche, qui surplombe le champ de bosse, je pourrais me récupérer dans lesdites bosses malgré la vitesse que j'aurais prise? Ne cherchez pas forcément à y répondre... Et si vous voulez tenter l'expérience quand même, c'est pas la peine de prendre trop d'élan, ça n'est pas une surprise mais ça ne facilite pas les choses à l'arrivée!
Bon, pas de chance pour vous, il n'y avait pas de photographes, mais je crois que c'était une des plus belles chutes de la saison, les spectateurs témoigneront! Mon épaule aussi, c'est un peu elle qui a pris le choc, du coup pour compenser je suis allé prendre un café en bas des pistes... Et refaire un peu de math, l'occasion était trop belle! J'ai donc laissé les autres finir la journée sans moi, je vous rassure ils s'en sont très bien sorti.


Berf, il est maintenant tant de tourner la page et de passer à autre chose : New York, nous voici! Olivier, Quentin et moi-même nous envolons demain matin (enfin, pour autant qu'un départ de l'appart à 4h du mat puisse être perçu comme étant le matin...) pour la ville qui ne dort jamais. On retrouve là-bas Matcab et Aurélie, deux français dont les lecteurs assidus reconnaitront probablement les noms!

mardi 10 mars 2009

San Francisco en photos

Bonjour tout le monde!


Ça y est, avec le retour des beaux jours, je me suis enfin decidé : il fallait que je teste ce que je peux faire avec un reflexe numérique dans les rues de San Francisco. Un bon appareil photo dans une ville aussi mythique, ça ne peut que bien rendre! Bon, bien sûr, dans l'équation, il y a aussi le photographe, donc malheureusement les photos ne seront pas parfaites... Mais j'ai fait de mon mieux.

Et je compte sur vous pour laisser des commentaires sur les photos, à la fin de cet article : autant avoir l'avis du public, et me débarasser tout de suite des erreurs de débutant que vous pourriez détecter! Je compte donc sur votre participation pour progresser.

La veille au soir, nous avions décidé de ne pas aller skier pour rester bosser. Ce fut, au niveau planning, la plus grande erreur du quarter : ce WE s'est avéré être le meilleur WE de l'année, il était tombé 2m50 de neige pendant la semaine et la tempête s'est arrêtée vendredi soir, deux jours plus tôt que prévu : il a donc fait un temps de malade sur une neige de malade... Et comme ça n'est pas non plus parce qu'on a dit qu'on restait pour bosser qu'on allait effectivement bosser, nous nous sommes décidés pour une journée à San Francisco, le samedi. Il serait bien sûr toujours temps de travailler le dimanche. (Ok, je fais tomber le suspense tout de suite, on a joué à la coinche quasiment tout le dimanche en question : la Cerbe avait une défaite à remonter, il y a des priorités, dans la vie. Ceci dit on n'a pas dit que la vie était juste, il a perdu toute les parties qu'il a joué... A l'exception de la dernière heureusement : le plus importante selon lui, de toute façon!) La première photo est donc un peu hors sujet, si on voulait vraiment s'en tenir au titre : mais c'est juste pour vous montrer la vue du salon, je ne sais pas si je vous avais déjà donné une photo.

Le départ du lendemain a été donné relativement tôt, Quentin et Olivier ayant réservé des billets pour visiter Alcatraz. Comme j'y avais déjà été, je les ai laissé jouer les touristes, et j'ai profité de la voiture pour bouger un peu dans des coins que je voulais voir ou revoir. Comme il était question d'Alcatraz, je me suis tout naturellement dirigé vers la Coit Tower, d'où le point de vue sur l'île vaut son pesant de cacahouettes. La preuve : ça fait des lustres que Christophe Colomb la contemple, et ce matin encore il ne se lassait pas du spectacle!

Je n'allais pas faire comme lui et rester planté en bas, par contre : direction le haut de la tour, donc. Je paye mes 5$ dans l'attrape-touriste qui sert d'échoppe, résiste à la forte tentation d'acheter un tee-shirt de bagnard qui pourtant aurait parfaitement collé au sujet du moment, limite je me serais pris pour Sean Connery, (oui, on a revu The Rock, récemment, ça laisse des traces...), et c'est parti pour le haut de la tour. Je vous rassure, il est interdit de prendre les escaliers, on ne va pas non plus commencer à faire du sport. C'est donc frais et dispo, l'oeil vif, le poil soyeux et l'index frétillant au dessus du déclencheur que j'émerge de l'ascenseur et que je débouche sur la plate-forme. Et là... déception! Toutes les ouvertures sont bouchées par des vitres pare-balle en plexiglas, des fois que des envies suicidaires prennent un touriste qui serait venu aux antipodes juste pour ça, ce qui fait qu'il y a un magnifique reflet sur à peu près toutes les photos... Ceci dit, la vue est quand même imprenable, et en prenant un peu de temps pour en retoucher une, vous pouvez voir qu'il n'est pas vain de monter jusque là, la perspective vaut le coup. Ok, pour la retouche c'est un peu de la triche, mais bon... Ça m'a en plus permi de me débarasser de la petite brume qui persistait depuis le début de la matinée, je n'allais pas faire la fine bouche.

Avant d'aller jusqu'à cette tour, pour laquelle je laisse au Routard le soin de vous raconter l'origine du nom, j'ai tout de même commencé par aller dire un petit bonjour au Golden Gate, à tout seigneur tout honneur. Je me suis posé sur la marina, à quelques encablures dudit pont, pour constater la présence de la brume de tout à l'heure. J'en ai profité pour m'amuser à faire quelques photos avec le Golden Gate en filigrane en arrière-plan, dans le style de cet arbre, je trouvais que le contraste de l'intensité des couleurs était marrant. Ensuite, j'ai choisi un trajet qui me faisait passer par Lombard Street, avant de rendre visite à Christophe Colomb et contempler comme lui Alcatraz, en imaginant Olivier et Quentin enfermés dans ses geôles. Du haut de la colline, juste avant la fameuse descente en zig-zag recommandée par tous les guides touristiques comme étant une des expériences les plus San Franciscaine, la vue est vraiment sympa aussi. D'un côté, le long de Lombard Street, la ville; perpendiculairement, sillonnée par les cable-cars, eux aussi grande expérience locale, Hyde plonge droit sur Alcatraz.


Depuis l'autre côté de la tour qui surplombe North Beach, mon quartier préféré de SF largement dominé par Little Italy, si Christophe se retournait il pourrait voir le Bay Bridge (bien connu des Berkeley students ) faire sa petite pause à mi chemin sur Treasure Island. Tiens, petite note pour plus tard, je n'ai jamais été sur Treasure Island, il parait que la vue est sympa, sur la baie, de là-bas, aussi... Mais c'est pas pour tout de suite, pour l'instant concentrons-nous sur cette rive-ci de la baie!

A force de jouer au photographe, l'heure tournant, il a fallu aller récupérer les touristes à la sortie de leur ferry. Petite séance photo-espion à la sortie du bateau, juste pour rire, et pas si espion que ça : j'ai l'impression de m'être un peu fait griller par mes cibles... Mais bon, je ne vais pas me vexer pour si peu, surtout que c'est l'heure de déjeuner, pas le temps de s'attarder sur des futilités : on récupère la voiture et direction Little Italy, pour une pizza dans une excellente pizzeria sur Colombus. Tiens au passage, c'est vrai que ce WE c'était la première fois depuis longtemps que nous avions l'occasion de faire le trajet avec la Mustang décapotée, vu le nom de ce blog ça mérite d'être noté! Et puis, pouvoir être garée dans une rue plein de painted ladies toute la journée, pour une voiture c'est un peu la classe...


Après le déjeuner, j'ai continué mon petit tour de la ville, accompagné cette fois par les deux autres larrons. C'est ainsi que nous sommes passés devant le Vesuvio, petit clin d'oeil à la Pompe dont ce serait, paraît-il, le bar préféré. Pour y avoir déjà été, je confirme, c'est très sympa, je recommande aussi! Et puis ce bar porte toute la nostalgie du bouquin On the road, dont l'auteur a laissé son nom à la petite rue qui longe le bistrot...



La petite rue en question nous amène sans transition dans le quartier chinois, comme d'habitude au mieux de sa forme. Ça n'est pas l'effervescence que nous avions pu voir lors du nouvel an chinois, mais il n'y a tout de même pas trop de questions à se poser quand au quartier dans lequel on se trouve! Ce qui est marrant, c'est qu'on y trouve de tout, de rien, et pas mal de n'importe quoi. Nous, c'est quelque chose plutôt dans la dernière catégorie qu'on cherche, vu que c'est l'anniversaire d'un copain qui appréciera sans doute un cadeau un peu original. Et à force de chercher, on a fini par trouver, et après une séance d'essayage, on a acheté les lunettes idéales pour la vie à San Francisco!


Nos pérégrinations nous on amené au centre de la ville, downtown. C'est pas très facile de bien rendre l'effet que peuvent faire tous les alignements de buildings, je vous ai donc juste mis la photo que je préférais de ce coin-là. Je vous avais dit que ça n'était pas tout à fait l'heure pour une bière, vu qu'on sortait de table. Bon, on est tous d'accord : sur le coup de 14h, après un bon repas au resto, quoi de mieux qu'on petit café au comptoir du bistrot du coin? Ben rien, donc c'est aussi pour ça que nous aussi on a opté pour cette solution. Comment ça, aux Etats-Unis, c'est pas possible? Mais si mais si, tout est possible en cette terre d'opportunités, à San Francisco aussi on peut mettre le cap sur le Café de la Presse!


Une fois à l'intérieur, dans un environnement qui se veut le plus français possible, sans pour autant tomber dans le franchouillard, le traditionnel petit expresso. Enfin surtout pour Olivier, j'avoue avoir encore une fois craqué pour un café plus volumineux et plus américain, mais promis, la prochaine fois je ne le ferai plus, c'est tellement moins bon... A défaut de savourer mon café, je me suis un peu essayé aux portraits en intérieur. J'ai dû galérer pendant bien 10 minutes avant de trouver un réglage de balance des blancs qui rendent à peu près les couleurs réelles de l'intérieur du bar, mais au final le résultat était à peu près correct. Au niveau des couleurs, juste, pour la composition je vous laisse juger...





Ensuite nous sommes allés écouter un petit orchestre de jazz qui commençait à jouer dans un bar de Little Italy, à l'intersection de Green et Grant. Le temps pour moi d'aller bouger la voiture pour éviter le parking ticket, Olivier s'était emparé de l'appareil-photo, d'où ce magnifique cliché de votre serviteur... Mais un jour, vous verrez, moi aussi je saurai avoir l'air normal devant un appareil-photo!







Le concert en question était assez marrant. L'orchestre était composé d'une bande de retraités dont le principal fan club était leurs femmes, un régiment de petites vieilles marrantes qui faisaient la claque, attablées devant un petit vin blanc, au premier rang. Ils jouaient super bien, et le contraste entre leur look et leur musique était saisissant! Le meilleur était celui qui jouait du trombone à coulisse, au premier plan à gauche sur la photo. Jamais je ne lui aurais donné la voix de crooner qu'il pouvait prendre lorsqu'il poussait la chansonnette! Mais même le petit pianiste, qui voulait se faire oublier, au fond, avait le look, coco, quand c'était son tour de chanter.


Puisque nous étions à San Francisco, autant en profiter pour prendre un verre avec un copain du coin. Un petit coup de téléphone plus tard, et Gabriel nous rejoignait, accompagné par Andrea. Comme l'orchestre prenait sa pause, et que le bar dans lequel nous étions n'était pas au soleil, nous avons pris le courageux parti de bouger : les terrasses au soleil, c'est quand même le pied! Et pour les portraits, une lumière pareille c'est tellement plus facile... Ok, les modèles ont oubliés d'être moches, ça aide, aussi.



C'est donc en companie du couple le plus glamour de la San Francisco french mafia que nous avons dégusté un petit vin argentin au soleil. Un saltimbanque afro-américain en a profité pour venir glaner quelques dollars en improvisant une chanson du type que vous voulez, mesdames et messieurs! Sa voix de basse a eu pas mal de succès dans le bar, et le type était marrant et pas trop intrusif non plus, au final il devait avoir un bon petit business.
Le coucher de soleil approchant, il a fallu se décider pour savoir d'où on allait le regarder pour que je puisse prendre une ou deux photos sympas. Je n'ai pas été long à me ranger du côté de l'idée de Gab : Treasure island m'était sortie de l'esprit, mais pas pour bien longtemps!



Un dernier clin d'oeil à ce symbole de la ville qu'est la Transamerica, et nous sommes allés retrouver la voiture. La Transamerica, c'est la tour pyramidale qu'on voit de partout en ville, et même de Stanford, en fait, depuis le dish, les jours de beau temps! J'ai encore pu en profiter tout à l'heure : la vue depuis le sommet de notre chemin de footing préféré est vraiment cool, ici...

C'est donc à Treasure Island que nous nous sommes rendus, et la vue sur San Francisco et sa bay est effectivement canon. Et depuis le temps, vous connaissez tous mon faible pour les chouettes couchers de soleil...





Cette petite séance photo à SF n'est sûrement la dernière, il y a tellement d'autres endroits à ne pas manquer, et que pourtant j'ai manqué jusqu'ici! J'attends néanmoins vos commentaires, histoire de faire mieux la prochaine fois, et pouvoir vous montrer ma ville préférée sous son meilleur jour. A bientôt!