jeudi 13 novembre 2008

Seattle

Bonjour tout le monde!


Ça y est, nous voilà reparti aux 4 coins de l'Amérique! Enfin plutôt un coin bien précis, en fait : le coin Nord Ouest, j'ai nommé : Seattle. Depuis un petit moment on commençait à prendre racine sur le campus, qui est certes magnifique mais c'est quand même un peu dommage de ne pas essayer de découvrir encore un peu les perles que peuvent receller les Etats-Unis.
Vendredi cependant, la Mustang est restée sur le parking, nous avons plutôt choisi de mettre le cap sur l'aéroport. Il y a 800 miles, en un WE ça serait un peu tendu...

Olivier, Julien et Quentin sont partis tôt dans la journée, mais comme il y en a qui ont court, Vincent, Harry et moi ne les avons rejoint que le soir, à la Green Turtle, une auberge de jeunesse un peu chère (très chère pour une auberge de jeunesse, en fait...) mais situé sur Market Place, la place qui forme le coeur de la ville. Pour le dîner, le Boom Noodle est pas mal, pas loin, et assez marrant. La serveuse a même offert un autre Saké Bomb à Harry qui n'avait pas bu celui qu'il avait commandé cul-sec, comme la tradition le recommande, pour qu'il ait une deuxième chance! Il n'a pas failli, faut dire vu les encouragement du Cheu, il ne pouvait pas se désister... Le WE commence bien!
Le reste de la soirée a été consacrée à la découverte de Seattle by night, sous une petite pluie fine et finalement pas si terrible : on s'attendait à bien pire. Et puis de toute façon, les bistrots locaux sont suffisament chaleureux pour que ça ne nous gène pas du tout!


Le lendemain matin, levé aux aurores (vers 9h30...) juste à temps pour la fin du petit dej de l'auberge. Un peu speed et il ne reste plus grand chose pour les lève-tard, mais c'est toujours ça de pris! Coup de téléphone, les filles débarquent! Julie et Laetitia, qui a laissé Damien aller se faire casser la fiole à Phoenix à l'occasion d'un tournoi de rugby en Arizona, nous rejoignent pour compléter le french fiesta team. J'en profite pour féliciter le guerrier du WE : ok, il y a laissé une épaule et a aussi mal partout, mais Damien a quand même réussi la prouesse, avec l'équipe des business student de Stanford, d'arriver en finale du tournois, quasiment sans remplaçant! ça veut dire 5 matchs dans le WE, si ça c'est pas homérique...

Après le petit dej notre première destination a été le Market en question, celui qui est sur Market Place. C'est un des quelques hauts-lieux de Seattle à ne pas manquer, ça vaut effectivement le coup. C'est un bâtiment tout en long, sur plusieurs étages alors que vue de l'extérieur on crois qu'il n'y a qu'un rez-de-chaussée (ne vous inquiétez pas, je vous expliquerai!), avec des tas et des tas de petites échoppes en tout genre, du poisson aux tee-shirts à touristes, en passant par des stands de confiture fait maison (dont une beer-jelly, que je ne recommande pas vraiment... Merci quand même pour nous avoir fait goûter!). Bref il y a de quoi se promener, acheter des cartes postales, parler un peu aux gens, écouter les types qui jouent de la gratte, bref la vie dans une ville du Nord des US! Admirez d'ailleurs la Pompe en train d'immortaliser Seattle, si ça c'est pas de l'artiste... (pas le guitariste, le photographe!)


Un bref passage à l'auberge de jeunesse pour récupérer nos sacs, et nous voilà parti pour l'hotel de la nuit suivante, pour y poser nos affaires pour la journée. Il n'y avait pas de place pour nous à la Green Turtle la deuxième nuit, qu'à celà ne tienne, on a changé notre fusil d'épaule vite fait et trouvé un plan deux fois moins cher à quelques centaines de mètres de là. Merci Hotwire.com! Bon, à 20 minutes à pied, ok, mais on est là pour découvrir Seattle, c'est pas génant! Et puis de toute façon c'est sur notre route, puisque le programme de la matinée c'est le Space Needle, ou space noodle pour les intimes et ceux qui sont un peu nostalgiques du restaurant de la veille... Merci Julie pour la photo très futuriste prise depuis la marina du lac!



















En fait, cette tour, symbole de Seattle, est une pure attraction touristique. D'ailleurs vous pouvez le voir sur les photos précédentes : on joue le jeu à fond, on fait les touristes! On devient bons, pour ça! En plus là c'était marrant, il y avait pas mal de vent en haut... Bref cette tour a été construite dans les années 60, si ma mémoire est bonne, avec pour unique but d'en faire une attraction touristique. Et ça a marché : elle n'a pas coûté grand chose, vu qu'elle ne sert à rien et n'a donc besoin de rien de spécial, et a été rentabilisé en quelques années. Vu le prix des billets pour y monter, ça ne m'étonne pas trop! Par contre c'est vrai que la vue vaut le coup, surtout avec la lumière qu'on avait. Oui, à Seattle il peut faire beau, quoiqu'en dise la météo de Google! Si on les avait écoutés, ceux là, on serait resté chez nous... Mais non, il a fait beau, c'était bien sympa! Vous avez donc eu droit à une magnifique photo de Downtown Seattle au début de l'article, je suis sympa je vous fais aussi profiter de la vue !

A la descente, il commence à être un peu tard, donc dispersion express pour le déjeuner. Il y a ceux qui veulent déjeuner vite fait avec un sandwitch, merci Subway, et ceux qui veulent voir si on ne peut pas trouver un burger quelque part. Et bien si, on peut! C'est bien sûr pour vérifier ça que j'ai décidé de faire partie du second groupe. Au passage nous avons pu profiter des magnifiques aménagements des jardins sous la Space Noodle, qui font eux aussi très science fiction des années 60. Un bus nous emmène ensuite rejoindre les autres, au coeur de la ville. Une zone piétonne sous les arbres qui commencent à perdre leurs feuilles a pas mal de charme, ce qui n'empêche ni Laetitia, ni Vincent, de faire les andouilles! Et moi d'immortaliser l'instant, évidemment...


Dans les petites boutiques du coin, Julie et Julien ont repéré un marchand de verre, et se sont aperçu que la verrerie était en fait à l'arrière de la boutique! Nous sommes donc tous restés scotchés contre la vitre de séparation pour admirer les artisans à l'oeuvre. Il y en avait surtout deux, en fait, un qui s'appliquait à faire des gros trucs qu'il pourrait sûrement vendre très cher, et l'autre qui visiblement était surtout là pour jouer avec la pâte de verre, sans grand résultat. On en était là dans nos conversation, quand l'inutile de la bande a pris une petite boule de pâte, un ciseau de verrier... et a fait naître, en 25 secondes, un petit cheval de verre. Pas besoin de préciser qu'il a mis fin à nos commentaires désobligeants de manière assez définitive... J'avais déjà vu des souffleurs de verre à Venise, faire à peu près la même chose, mais c'est toujours aussi bluffant!


Ensuite nous n'avions pas trop de plan concernant la suite des opérations jusqu'à ce que la magie de l'iPhone nous indique... Seattle undergrounds! Bon alors je suis d'accord avec tout le monde, ça sentait très fort l'arnaque à touristes, un peu comme le mystery spot de Monterey. (un lieu où les lois de la gravité ne s'appliquent plus, pour ceux qui ne savent pas. ) Mais bon après tout, même si on ne sait toujours pas si les modifications gravitationnelles sont dûes aux mouvements magnétiques du manteau terrestre ou au vaisseau extraterrestre qui serait enfoui sous la colline et dont le moteur atomique antigravitationnel perturberait les champs de force, on ne regrette vraiment pas d'y avoir été, au Mystery Spot! La preuve, je suis encore en train d'en parler. Donc cap sur l'arnaque!

Et nous avons bien fait : c'est vraiment la visite que j'ai préféré de tout ce que nous avons fait à Seattle.
Je vous raconte la visite un peu en détails, ceux qui n'ont rien à faire de l'histoire de Seattle peuvent sauter ce paragraphe (comment ça vous n'avez pas attendu mon autorisation pour sauter tous les précédents?? Comment ça mes articles sont trop longs?? Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Mais ne vous inquiétez pas, les enfants peuvent se contenter de regarder les images!), mais ça valait vraiment le coup.
En fait, le fondateur de Seattle n'était pas très malin, et a trouvé une jolie plage, offerte par le gouvernement pour stopper les véléités canadiennes de conquète de territoire, et qui en plus se trouvait être délaissée par les indiens pourtant très présents dans la région. Que ces indiens sont bêtes, ils n'y connaissent rien, se dit le gars! Après avoir vu sa bicoque rasée trois fois par trois tempêtes qui sévissent justement à cet endroit, le bougre décide... d'y fonder une ville! "That's the Seattle spirit", nous dit alors la narratrice. "You got a bad idea? You stick with it and keep going!" (vous avez une idée super naze? continuez!) Et c'est ainsi qu'est née Seattle, sur une zone inondable, avec les rues marécageuses vivant au rythme des marées... En plus le gars était radin, donc pour compler les rues, il a mis toute la sciure de bois qu'il a trouvé dans la scierie locale (c'était juste une énorme scierie, en fait, cette ville), mais les copeaux, pour contrer une marée... C'était juste assez nul, mais pas plus nul que l'absence d'égouts, ou les égoûts trop petits parce que c'est moins cher! (vous voyez le tuyau de PVC qui sort de chez vous, pour le même usage? Prenez en un à peine plus gros, faites le aller tout droit de chez vous jusqu'à la mer, et vous avez le réseau d'égout de Seattle!)

Bref, un beau jour de 1889, après avoir fait brûlé ou exploser toute la ville, il a fallu reconstruire. Oui, il y a eu un incendie, donc pour se donner du courage les gens ont descendu tous les stocks de whisky de la ville, et une fois avoir sauvé ainsi l'alcool du désastre, ils se sont mis à avoir des tas d'idées géniales pour arrêter le feu. Dont prélever dans le stock de dynamite pour faire exploser les maisons avoisinantes de celles qui brûlent, pour couper l'herbe sous le pied à l'incendie. ça partait d'un bon sentiment... L'alcool et la dynamite ne font pas bon ménage, disait la guide. Sans blague! Le lendemain matin il ne restait plus que la longue jetée qui permettait aux gros navires de venir charger les grumes, forcément elle est dans l'eau. Comme ils n'avaient pas encore déssaoulé, ils se sont dit que tant qu'à faire autant repartir de vraiment zéros, et ils sont allés mettre des braises qui restaient dessus! Oui, ils sont... spéciaux, les habitants de Seattle.

Pour la reconstruction, deux avis s'opposèrent : la municipalité voulait en profiter pour réhausser tout la zone, en prenant de la terre dans la colline d'à côté pour tout surélever de quelques mètres, mais les investisseurs privés, détenteurs des buildings et des trottoirs, avaient la flemme. Vous pensez qu'ils ont fini par se mettre d'accord? Pas du tout, you get a bad idea you stick with it! La municipalité a donc réhaussé les rues, et les autres ont reconstruit au même niveau qu'avant.




Et oui, ça veut bien dire que quand tu sors de chez toi, tu fais face à un mur qui peut atteindre la hauteur du deuxième étage de ta maison, au lieu d'un bord de trottoir qui descendrait gentiment de 10 cm! Avec en plus un traffic monstre dans les rues, vu que toute la ville est en reconstruction, je vous passe donc les détails sur les accidents de carrioles qui versent après avoir pris un virage trop court et tombent sur les passants, ou bien les passants qui doivent rentrer chez eux, mais ayant la flemme de monter trois étages d'échelle et pareil de l'autre côté juste pour traverser, retourner s'ennivrer dans le bar voisin pour se donner du courage... Quelques morts plus tard, les habitants se sont donc décidés à relier par un trottoir surélevé la route aux bâtiments, quelque soit la hauteur de ceux ci. Le résultat a donc été tout un étage de la ville descendu sous le niveau de la ville, donnant naissance à une ville souterraine, avec ses trottoirs et tout! Sur la photo, à droite c'est la base du bâtiment, à gauche le mur qui borde la rue, devant vous au fond on voit le trottoir qui tourne au coin du bâtiment, et au dessus, le nouveau trottoir!
Bon c'est aujourd'hui complètement condamné pour des raisons de salubrité, mais la visite vaut quand même le coup, et puis les guides sont marrants!

A la sortie, on ne voit plus vraiment la ville avec le même regard, c'est assez diffile de s'empêcher d'avoir l'impression d'être sur un trottoir suspendu, et qu'on est en train de rater la moitié de la ville! Plus le fait d'avoir vu dans quel état étaient les étais de soutainement des trottoirs en question, ça n'est pas fait pour rassurer le client... Et sur la photo, vous pouvez imaginer la vraie tête de ce bâtiment, qui a en fait deux étages de plus sous la route!










Pour calmer la peur qui nous etraignait, du coup, rien de mieux qu'une petite bière dans un des bars du coin, une salle de billard avec un juke-box avec lequel on a pu jouer un peu, et puis nous sommes allés rejoindre le petit groupe qui avait snobé l'attrape-touriste dans un tout autre quartier de Seattle, à Ballard, à une petite heure de bus de là. J'en profite d'ailleurs pour signaler que si le réseau de bus à le mérite d'exister, il ne vaut quand même pas celui de San Diego qui est beaucoup plus pratique! Mais bon, on ne peut pas non plus vouloir mettre Veolia Transport partout. Ballard, donc, est un quartier sympa, avec de la musique, mais tous les bars avec de la musique live ont une entrée payante ( et ils font pas semblant...), donc c'est finalement un peu décevant. Il y avait quand même un groupe de d'adolescentes qui faisaient leur premier show pour leurs potes dans un magasin de disque dont le propriétaire avait dû obligeament préter le fond de la salle, c'était assez rigolo! Bon, je dis pas qu'on ne faisait pas un peu tâche au milieu de tous les teenagers, mais comme il y avait de la musique...

On a ensuite pu dîner dans un resto branché du coin, qui faisait entre autre de la très bonne viande, et avec de la musique pas désagréable et pas trop fort comme dans beaucoup d'autres bars type bar sportif de ce pays, donc c'était sympa. J'en ai évidemment profité pour faire une petite photo de groupe, avec ici une petite particularité : la pénombre! Pour ne pas mettre le flash, il a fallu mettre un temps de pose de deux secondes, et allez essayer de garder tout ce petit monde immobile pendant 2 secondes... ça a mis de l'ambiance, remarquez, tout le monde a fini par prendre ça à la rigolade, même les deux filles derrières à qui pourtant on n'avait rien demandé, mais qui se sont aussi appliquées à ne pas bouger! Sympa, le décor, de s'adapter au photographe!

Au retour, comme le trajet en bus était long, nous nous sommes mis à chanter une bonne partie de notre répertoire pour passer le temps. Ok, ok, comme le montre la photo on devait déjà s'ennuyer un peu à l'arrêt de bus! Remarquez l'entrain des choeurs, ainsi que l'application du Cheu et de la Pompe à la deuxième voix... Bon, dans le bus on se demandait un peu si le gars allait pas nous sortir de son bus, même si quand même on sait se tenir et qu'on chantait beaucoup moins fort qu'en dehors du bus, mais il n'y avait personne, et ça a dû lui faire de la distraction parce qu'il nous a même félicité à la fin! Il était fan des Beattles, et il ne doit pas avoir souvent une bande de frenchies qui chantent Yellow Submarine à l'arrière...

Notre dernier jour à Seattle a été plus culturel. Nous avons commencé par la visite des musées de la musique et de la science fiction, qui sont au même endroit juste sous la space noodle. Les deux sont pas mal, bien que de styles très différents! Tout le musée de la musique est à la gloire de Jimmy Hendrix, dont c'est la ville d'origine. Il y a des guitares électriques partout, et dans l'ensemble c'est complètement fait pour ravir les teenagers fans de gros son! ça marchait aussi pour nous, enfin en tout cas pour moi, et je me suis bien marré à essayer les Fenders en libre accès à l'étage. Il y avait même de quoi enregister un CD, mais même si on a tous donné le meilleur de nous même dans la petite salle d'enregistrement, nous n'avons pas été récupérer notre chef d'oeuvre, disons que ça manquait un peu de construction à défaut d'enthousiasme! A propos de construction, vous pouvez admirez celle du complexe abritant les deux musées, qui était pour le moins originale.

Le musée de la Science-Fiction, lui, rassemblait toute une collection d'éléments hétéroclytes permettant le tournage de ce genre de films, comme les flingots de toutes sortes, les casques de guerriers des étoiles, et même le modèle 3D de l'étoile noire : amazing... Retour en enfance garanti, on s'est d'ailleurs dit qu'il faudrait quand même qu'on revoit la trilogie de la guerre des étoiles, ça fait longtemps!


A la sortie du second musée, et allant d'aller nous lancer dans les galeries du SAM ( Seattle Art Museum, ils ont pas trop fait dans l'original), un autre petit burger sur le front de mer, dans un truc à touriste, nous a permi de reprendre des forces. Bon, petit c'est vraiment une figure de style, en fait ils étaient assez gros, les burgers... C'était open frites, en plus, ils savent attirer les touristes, ces américains! En plus on avait pas mal marché avant, en en profitant pour prendre en photo la bibliothèque de la ville, qui est aussi une oeuvre architecturale intéressante. Par contre il n'y a absolument rien d'ouvert après 13h, pour le déjeuner, d'où la balade un peu plus longue que prévu, et le test plutôt forcé de l'attrape touriste! Mais finalement on n'a pas été déçu, et c'est plein d'une vigueur nouvelle que nous avons mis le cap sur le SAM.
Je ne m'étendrai pas trop sur le contenu, je n'ai pas une passion folle pour l'art moderne en général, et c'était surtout de ça qu'il était question. Je retiendrai juste l'oeuvre assez marrant qui consiste à suspendre 5 ou 6 voitures au plafond, pour reformer comme sur une pellicule cinématographique l'explosion d'une voiture, qui serait soulevée de terre et retomberait à l'étage d'en dessous après un salto. Le gars aurait pu faire un peu mieux que les néons un peu cheap, pour simuler les éclairs qui vont avec, mais le résultat est assez marrant, et puis c'est pas tout le temps non plus qu'on peut admirer une voiture autrement que posée sur ses 4 roues. Ok ça n'est qu'une Ford Taurus, j'aurais préféré qu'il fasse ça avec des Lamborghini (il est vraiment cheap, ce mec, en fait!), mais ça reste intéressant, la mécanique!

Après ça il a été temps de remettre petit à petit le cap sur l'aéroport. Je dis petit à petit parce qu'il y avait deux avions à des horaires différents, plus les filles qui ne repartaient que le lendemain, mais du coup nous avons quitté le petit bar sur Market Place dans lequel nous nous sommes retrouvé pour prendre un dernier verre et faire les comptes par petits groupes, c'était marrant.
Je réalise en l'écrivant, d'ailleurs, mais ce bar était au sous sol d'un bâtiment, et avait l'air vieux : les lecteurs attentifs auront deviné en même temps que moi de quand il date, ce bar!



Bref un WE sympa, et probablement la dernière incursion dans le Nord avant l'été prochain : il parait qu'il y a certains coins des US où il commence à faire un peu froid... Mais bon, tant pis, il suffit de savoir s'adapter : départ dans une semaine pour Hawaii!

lundi 3 novembre 2008

Halloween

Bonjour tout le monde!


Pour vous donner un avant goût d'Halloween ici, impossible de passer à côté des fameuses "carved pumpkins", les citrouilles évidées. Surtout quand celle ci a été sculptée avec autant d'amour par un Damien en très grande forme, très motivé par cette citrouille qui ne lui demandait que de laisser libre court à son imagination ! Faut reconnaitre que ça rend pas mal, dans le noir, elle a une tête assez marrante sa pumpkin.
Il parait que cette année en France, Halloween a été quasiment occulté par tout le monde. C'était devenu vraiment commercial, il faut dire, et puis de manière générale je n'avais jamais été très emballé par le principe.







Ici, c'est un peu l'inverse : c'est les commerces qui ont du mal à suivre! (il me semble avoir déjà dit ça à quelqu'un... faudrait que j'évite de parler avant d'écrire ces articles, en fait, sinon il y en a qui vont finir par croire que je radote.) En fait les américains aiment bien se déguiser, et surtout ils n'ont pas peur de s'investir énormément dès qu'il y a une occasion de faire un truc marrant. Il y en a quand même qui ont bien dû passer 15 jours à préparer leur costume! Nous n'allions pas rester en dehors du coup, cette année on a fait de notre mieux! Pour les mauvaises langues qui voudraient insinuer que mon costume est le même que celui de l'an dernier, je tiens à signaler que pas du tout pas du tout : cette année je suis l'heureux détenteur d'une magnifique toge pourpre, et non plus d'un bête drap bleu à fleur! Ok, ok, d'accord, les deux viennent du même rayon literie chez Wal-Mart, mais ça n'a quand même rien à voir.



Au programme de la soirée de vendredi : le traditionnel friday beer de la Devil's Canyon Brewery, special Halloween bien sûr, puis la party de Rains regroupant tous les grad' students qui voulaient se déguiser. Pour ça il a fallu commencer par écumer les magasins du coin pour trouver des costumes et/ou accessoires. On n'avait pas réalisé que ça serait un tel évènement, tout avait été dévalisé! Il a fallu racler les fonds de rayons pour trouver quelque chose, pas forcément des moindres cependant : l'exemple type est le costume de la Pompe, ou comment arriver à créer un genre de façon impressionnante avec des trucs aussi bizarres qu'hétéroclytes. Le secret? La moustache...

En début de soirée, le regroupement s'est fait petit à petit dans le nouvel appart de frenchies, autour d'une bière of course! Servies par Ceeeeeezâr himself (ou bacchus pour l'occasion, c'est selon), attention les yeux. On a largement le temps vu que dès qu'il s'agit de fringues, ces messieurs sont bien évidemment les plus vite prêts, ont a donc largement le loisir de comparer les costumes. Et oui, Thomas nous fait la démonstration que c'est bien toujours possible de boire un verre, même quand on est un zombie! Par contre, il tombe le masque à l'arrivée de sa belle, forcément... Un peu surpris par la tenue, peut-être? Une arrivée remarquée en tout cas!




















Mais qui n'a pas été la seule, les autres filles n'ont bien sûr pas osé laisser Stéphanie seule à porter ce genre de déguisement. Ont ainsi immédiatement suivi une (plus ou moins...) innocente écolière, ainsi que la sergente-cheffe de la soirée, type respo paillette! La séance photo était innévitable, les demoiselles en question voulant bien sûr immortaliser les chefs d'oeuvre... Cette séance photo a en fait surtout permi à la Pompe de remarque qu'il manquait l'essentiel : les galons! Qu'est ce qu'un sergent chef sans galon, je vous le demande! Les talents de l'artiste qui fourmille en lui se sont donc révélés dans ces trois magnifiques chevrons, réalisés sous l'oeil sceptique d'un Charlie par ailleurs pas peu fier de son déguisement.


Une petite pizza sur le pouce plus tard (ah non, quatre, me dit-on... Oui, bon, ça va, c'est un peu gras mais on était nombreux!), et nous voilà parti pour la Devil's Canyon Brewery. En arrivant là bas, je dois dire que j'ai eu un petit coup de stress. C'est marrant, de conduire en toge, mais par contre, une fois sur place, pas de plan B! Et si c'était pas vraiment déguisé... Quand on n'a vraiment pas grand chose d'autre qu'une toge et une paire de claquettes, c'est pas trop le genre de gag qui ferait plaisir. En fait c'est bon, au delà de nos espérances même : tout le monde est vraiment déguisé, même l'orchestre qui nous acceuille au son de Take it Easy (de Eagles, on se calme tout de suite, là, les fans de Mika que je sens déjà commencer à se trémousser, on est aux Etat-Unis je vous le rappelle!). Entre Indiana Jones, une danseuse du ventre dans le plus pur style (vestimentaire) oriental, et un guitariste-pirate (il y avait aussi le cow-boy-guitariste, mais bon vu les circonstances limite lui on avait l'impression qu'il n'était pas déguisé...), ils avaient fait des efforts!















Les gens de la brewery aussi s'étaient mis sur leur 31, la palme revenant au HellBoy (comme dans le film, je l'ai pas vu mais il y avait des pubs au cinéma!), vraiment bien imité. Notre respo mili n'a pas pu s'empêcher d'aller poser avec lui, ce qui n'était pour déplaire au bougre! Pendant ce temps, Charlie, lui, guettait tous les appareils photos de son champ de vision pour aller se poser dans un coin sur les photos en regardant ailleurs... Ce qui n'a pas empéché une certaine écolière de le trouver, d'ailleurs.















Nous avons retrouvé Zane par hasard, notre cowboy favori, qui n'était pas déguisé (contrairement à Harry, qui n'est pas cow-boy mais qui pour l'occasion l'a imité à merveille, je n'ai pas de photos parce qu'il était à SF mais il avait du style!), un Zane qui du coup ne se sentait pas très à l'aise : pour une fois que c'est dans ce sens là, ça prouve bien que la proportion de gens déguisés était vraiment énorme! Ce qui ne l'empêche pas de continuer d'avoir des idées saugrenues, genre rendre hommage à César. Je n'ai pas l'air particulièrement fin, sur cette photo, mais elle a l'avantage de regrouper tout le monde donc je vous la mets quand même, je suis cool! Une idée débile, personne n'a osé dire non, forcément...

Après pas mal de bonne musique et un concours de déguisement un peu foireux que je passerai sous silence, (il était truqué, Damien n'a même pas gagné alors qu'il avait tout le soutient du public..), le retour à Stanford nous a permi de faire un petit passage à la soirée de Rains, où les déguisements des grads (assez geeks souvent, genre le gars déguisé en Rubik's cube par exemple...) valaient aussi le coup d'oeil. Par contre, ils avaient dit que la soirée durerait jusqu'à une heure du matin : à 1:02am, fin de la musique, dans la plus pure tradition des boums de CM2!
Une autre année, n'hésitez pas à faire aussi un petit tour à SF, il parait que les rues sont assez animés et que les déguisements sont aussi nombreux que surprenants!

lundi 27 octobre 2008

Norah Jones et Jack Johnson : à couper le souffle...

Bonjour tout le monde!




Comme je vous l'avais annoncé dans l'article précédent, nous sommes effectivement allés au concert annuel organisé par Neil Young, le Bridge School Charity Concert. The Bridge School est une école pour enfants handicapés mentaux, et est dirigée par la femme de Neil Young. Aussi, pour récolter des fonds, tous les ans, ce dernier regroupe un certain nombre de chanteurs et de groupes plus ou moins connus pour le WE. C'est ainsi que j'avais pu voir Metallica pour la première fois l'an dernier, ce concert est une date à noter si vous passez dans la région à cette période de l'année!






Cette année, la journée a vraiment été absolument géniale. Bénéficiant de tickets à prix très réduits grâce à un sponsort d'une association de Stanford, (merci Julie d'avoir doublé mes chances de gagner à la lotterie!), Olivier, Julie, Quentin et moi-même nous sommes rendus sur place relativement tôt, pour profiter à fond de l'évènement. Vincent et ses copines du département de géologie nous ont rejoint assez vite, ils ne voulaient pas rater ça non plus! Dès le début de l'après-midi, les chanteurs se succèdent pendant que nous nous prélassons au soleil en tapant le carton de temps en temps. La crème solaire est de sortie, les coups de soleil de l'an dernier dans ce même Shoreline Ampitheatre nous on servis de leçon!


Alors que le soleil commence à se coucher, les Smashing Pumpkins, que je ne connaissais pas avant au grand dam de la Pompe, nous offrent un récital très agréable, après un gugusse un peu braillard, qui heureusement était seul de son espèce ce soir. Malheureusement, je dois dire que je ne me souviens plus trop de leurs performances : tous ont été complètement occultés par les deux derniers chanteurs de la soirée...




D'abord, Norah Jones. L'avantage de ne pas trop s'y connaitre en musique, c'est que ça réserve des surprises... Bien qu'écoutant ses chansons depuis la prépa, et encore plus fréquemment depuis que je savais que j'allais la voir en concert, je n'avais qu'une très vague idée de ce à quoi elle pouvait bien ressembler. Surtout que Quentin, qui se souvenait l'avoir aperçu une fois de loin sur une pochette de CD, nous avait dis qu'elle avait un look un peu bizarre, nous ne nous attendions donc à rien de spécial. Notre ignorance fut balayée au moment où la chanteuse est arrivée sur scène et a commencé son show par un sourire à la caméra : Norah Jones est juste super belle...

De là où nous étions, nous ne pouvions voir la scène que via les écrans géants, les photos ne sont donc pas terribles, mais je vous en mets une ou deux quand même, pour essayer de vous donner une petite idée! Bien sûr vous ne saurez pas le charme qu'elle a quand elle chante, mais que diable, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même, il fallait venir. En tout cas, mon seul conseil, c'est que la prochaine fois qu'elle vient près de chez vous, allez la voir sur scène, c'est magique... En plus pour faire plaisir à Neil Young, pour ce concert, elle a repris une de ses inspirations initiales, la country, et nous a chanté quelques chansons de Johnny Cash ; revisitées par elle, en live, après ça je savais que je n'étais pas venu pour rien. Vous l'aurez compris : Norah Jones compte un nouveau fan inconditionnel! Pourtant, soyons honnête, j'étais loin d'apprécier tout ce qu'elle fait, avant, mais là, que voulez-vous...
















Après ça, j'aurais pu partir, ma journée aurait été gagnée, me direz-vous. Possible, mais en fait non : Jack Johsnon a pris le relais, et bien que la barre venait d'être placée vraiment très haut, il a relevé le défit, et nous a lui aussi donné un récital magnifique. Bon, là, bien qu'ayant vraiment bien aimé, ça n'était rien face à l'engouement qu'il a suscité chez les diverses demoiselles de notre groupe... Je ne citerai pas Julie en particulier, bien sûr, je dirais juste que ça applaudissait très fort à ma gauche! Il faut dire que ce gars a un peu tout pour lui : né à Hawaii où il a passé sa jeunesse, il arrête sa carrière de surfeur pro à 17ans, lorsqu'un accident l'immobilise juste après avoir atteint la finale d'une des compétitions les plus réputées, le Pipe Masters. Accessoirement, c'est le plus jeune surfeur à avoir atteint ce niveau. (oui, merci Wikipedia!) Donc grand, baraqué, beau gosse, il part étudier le cinéma, tourne un ou deux films de surfs, dont il fait la BO aussi : ben oui, il s'est mis à la guitare avec son pote Ben Harper, et est devenu assez vite une star : oui, il y a des gens à qui tout réussi, ça fait assez plaisir à voir!

C'est donc bien lui que nous avons ce soir en face de nous, et sa réputation n'est pas surfaite : il a lui aussi énormément de présence sur scène, et le concert qu'il nous donne passe beaucoup trop vite! Nous avons droit à quelques unes de ses chansons les plus connus, dont Good People et surtout Better Together... Un grand moment. Il faut tout de même aussi souligner que nous avons pu apprécier ce concert à sa juste valeur parce que, suivant les enseignements tirés de l'année dernière, nous avonc pensé à prendre des affaires chaudes! C'est pas évident : quand il fait chaud avec un ciel bleu impeccable, c'est pas évident de penser à sortir les polaires, les cols roulés et les écharpes! Mais une fois que la nuit tombe, il y a vraiment moyen d'avoir froid... En tout cas les souvenirs de caillante dramatique de l'an dernier me suffisent, une fois suffira, merci!!

Après ça, quitter les lieux pour rentrer à Stanford n'a pas été facile, mais non, ils ne font pas de rappels, ici, ça ne servait à rien d'attendre... Ce qui ne m'a pas empêché de rester sous le charme tout le reste de la soirée : pendant que Jack chantait depuis les enceintes du salon de l'appart, Amazon vendait un CD de plus de Norah Jones!